Valentijnsdag. Héloïse en Pierre Abélard

Heloise Abelard kus

De kus tussen Héloïse en Abélard

De liefde tussen Héloïse en Abélard is een van de mooiste maar ook een van de meest tragische liefdesgeschiedenissen ooit.

Pierre Abélard (1079-1142) was een briljante intellectueel aan de universiteit van Parijs. Toen hij 36 was, was hij magister in theologie aan de kathedraalschool van de Notre Dame. Abélard woonde in bij Fulbert, een kanunnik en de oom van Héloïse (°ca. 1092-1164, ze was een illegaal kind), die daar ook kwam wonen. Ze was 13 jaar jonger was dan hij maar dat belette niet dat ze diep verliefd werden op elkaar. Héloïse werd zwanger. Fulbert liet Abélard castreren toen hij hoorde dat zijn nichtje in verwachting was. Ze moesten van Fulbert in het geheim huwen hoewel Abélard als clericus het recht niet had om te trouwen. De zoon die geboren werd kreeg de naam Astralabe.

Abélard moest zich terugtrekken in de abdij van Saint-Denis, op een paar kilometer van Parijs. Héloïse moest naar het klooster van Argenteuil waar ze priores zou worden zonder dat ze ooit een religieuze roeping had gehad. De volgende twintig jaar bleven ze elkaar lief hebben en schreven ze elkaar veel brieven maar ze zouden elkaar nooit meer zien. Een groot aantal bleef bewaard. Zij zijn een voorbeeld van middeleeuwse hoofse liefde.

heloise-et-abelard-tombeau

 

Joséphine, de vrouw van Napoléon liet de resten van Héloïse en Abélard overbrengen naar het Parijse kerkhof Père Lachaise waar ze in een apart gebouwtje werden ondergebracht.

 

Pere-Lachaise-Cemetery-Abelard-Eloise-grave
Pierre Abélard
, gelatiniseerd Petrus Abaelardus, is vandaag meest bekend voor zijn liefde voor Héloïse maar was tijdens zijn leven een belangrijke intellectueel met nieuwe originele standpunten, zeker voor die periode van de middeleeuwen. Zijn betekenis wordt goed beschreven in de Franse Wikipedia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ab%C3%A9lard#Dialectique

Héloïse was als vrouw een perfecte match voor Abélard. Ze leerde Latijn, Grieks en Hebreeuws. Ze dichtte, schreef en componeerde muziek. Na de scheiding van Abélard werd ze abdis van een klooster waarvoor Abélard voor het eerste specifieke kloosterregels schreef. Veel meer op: https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lo%C3%AFse_d%27Argenteuil

Marc Vermeersch  marc.vermeersch@gmail.com

Andere blogs over Valentijnsdag en de liefde
Valentijnsdag. Waarom kunnen mensen verliefd worden?
Valentijnsdag 2012. Romeo en Julia in Italië, 6000 jaar geleden.
Mannen met gevoel voor humor zijn aantrekkelijk voor vrouwen

Wie meer wil lezen:

Marc Vermeersch. De geschiedenis van de mens. Deel I. Jagers en verzamelaars.
Boek 1, van Pan tot Homo sapiens. (405 pagina’s)
Seks bij de chimpansees, bonobo’s en de voorlopers van de mens, p. 301
Groepshuwelijk, p. 313
De verhouding man – vrouw, p. 328, waaronder:
Jacht en arbeidsverdeling tussen man en vrouw, p.328£
Dominantie van de mannen, p.335
Vorming van het koppel, opvoeding van kinderen, vaderschap, p.337
Het ontstaan van de liefde, liefde tussen man en vrouw, p.339
Het vaderschap, een sociaal vaderschap, p.339
Initiatie van de jongeren, p.341


Brief van Héloïse aan Abélard         
Mon bien‑aimé, le hasard vient de faire passer entre mes mains la lettre de consolation que tu écrivis à un ami. Je reconnus aussitôt, à la suscription, qu’elle était de toi. Je me jetai sur elle et la dévorai avec toute l’ardeur de ma tendresse : puisque j’avais perdu la présence corporelle de celui qui l’avait écrite, du moins les mots ranimeraient un peu pour moi son image.     Après avoir raconté les per­sécutions dirigées contre toi par tes maîtres, puis l’injuste attentat perpétré sur ton corps, tu as peint l’exécrable jalousie et l’acharnement de tes condisciples […] Tu sais, mon bien‑aimé, et tous le savent, combien j’ai perdu en toi ; tu sais dans quelles terribles circonstances l’indignité d’une trahison publique m’arracha au siècle en même temps que toi ; et je souffre incomparablement plus de la manière dont je t’ai perdu que de ta perte même. Plus grand est l’objet de la douleur, plus grands doivent être les remèdes de la consolation. Toi seul, et non un autre, toi seul, qui seul es la cause de ma douleur, m’apporteras la grâce de la consolation. Toi seul, qui m’as contristée, pourras me rendre la joie, ou du moins soulager ma peine. Toi seul me le dois, car aveuglément j’ai accompli toutes tes volontés, au point que j’eus, ne pouvant me décider à t’opposer la moindre résistance, le courage de me perdre moi‑même, sur ton ordre. Bien plus, mon amour, par un effet incroyable, s’est tourné en tel délire qu’il s’enleva, sans espoir de le recouvrer jamais, à lui‑même l’unique objet de son désir, le jour où pour t’obéir je pris l’habit et acceptai de changer de coeur. Je te prouvai ainsi que tu règnes en seul maître sur mon âme comme sur mon corps. Dieu le sait, jamais je n’ai cherché en toi que toi‑même. C’est toi seul que je désirais, non ce qui t’appartenait ou ce que tu représentes. Je n’attendais ni mariage, ni avantages matériels, ne songeais ni à mon plaisir ni à mes volontés, mais je n’ai cherché, tu le sais bien, qu’à satisfaire les tiennes. Le nom d’épouse paraît plus sacré et plus fort ; pourtant celui d’amie m’a toujours été plus doux. J’aurais aimé, permets-moi de le dire, celui de concubine et de fille de joie, tant il me semblait qu’en m’humiliant davantage j’augmentais mes titres à ta reconnaissance et nuisais moins à la gloire de ton génie. […] Quel roi, quel philosophe, pouvait égaler ta gloire ? Quel pays, quelle ville, quel village n’aspirait à te voir ? Qui donc, je le demande, lorsque tu paraissais en public, n’accourait pour te regarder et, quand tu t’éloignais, ne te suivait du regard, le cou tendu ? Quelle femme mariée, quelle jeune fille, ne te désirait en ton absence, ne brûlait quand tu étais là ? Quelle reine, quelle grande dame, n’a pas envié mes joies et mon lit ?        Tu possédais deux talents, entre tous, capables de séduire aussitôt le coeur d’une femme : celui de faire des vers, et celui de chanter. Nous savons qu’ils sont bien rares chez les philosophes. Ils te permettaient de te reposer, comme en jouant, des exercices philosophiques. Tu leur dois d’avoir composé, sur des mélodies et des rythmes amoureux tant de chansons dont la beauté poétique et musicale connut un succès public et répandit universellement ton nom. Les ignorants mêmes, incapables d’en comprendre le texte, les retenaient, retenaient ton nom, grâce à la douceur de leur mélodie. Telle était la raison principale de l’ardeur amoureuse que les femmes nourrissaient pour toi. Et, comme la plupart de ces chansons célébraient nos amours, bientôt mon nom se répandit en maintes contrées, excitant contre moi les jalousies féminines. Quels charmes en effet de l’esprit et du corps n’embellissaient point ta jeunesse ? Quelle femme, alors mon envieuse, ne compatirait aujourd’hui au malheur qui me prive de telles délices ? Quel homme, quelle femme, fût-ce mon pire ennemi, ne s’attendrirait pas envers moi d’une juste pitié ? Tant que je goûtai avec toi les voluptés de la chair, on a pu hésiter sur mon compte : agissais-je par amour, ou par simple concupiscence ? Mais aujourd’hui le dénouement de cette aventure démontre quels furent à son début mes sentiments. Je me suis interdit tout plaisir afin d’obéir à ta volonté. Je ne me suis rien réservé, sinon de me faire toute à toi. Vois quelle iniquité tu commets en accordant le moins à qui mérite le plus ; en lui refusant tout, alors même qu’il te serait facile de lui donner complètement le peu qu’il te demande.         […] adieu, mon unique. Dans “Abélard et Héloïse correspondance”, Bibliothèque médiévale, texte établi et présenté par Paul Zumthor, 10/18, UGE, 1979          Pour lire le texte intégral de la lettre et d’autres lettres d”Héloïse voir le site :

Textes traduits d’Abélard, Heloise et autres Pour en savoir plus       Héloïse et Abélard – Étienne Gilson – Google Livres

(aperçu) Lire, entre autres, les pages 17, 20 et suivantes

Librairie philosophique- J.Vrin

 

Ballade Des Dames Du Temps Jadis de François Villon extrait
[…] Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine Pierre Abélard à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine. […]
Mais où sont les neiges d’antan ?

Pour en savoir + sur Villon et retrouver “La Ballade des Dames du Temps jadis”, voir dans l’article :

Advertenties

Over marc vermeersch

Sedert 2002 werk ik aan een "geschiedenis van de mens". In 2008 verschenen twee boeken over jagers en verzamelaars. in 2012 verscheen het boek van mijn doctoraat. Boek 3 over het ontstaan van landbouw en veeteelt in Zuidwest-Azië verscheen in oktober 2014. De volgende jaren werk ik aan Boek 4 over landbouw en veeteelt in China, Amerika en Nieuw-Guinea.
Dit bericht werd geplaatst in Héloïse en Abélard, liefde, Uncategorized. Bookmark de permalink .

Geef een reactie

Vul je gegevens in of klik op een icoon om in te loggen.

WordPress.com logo

Je reageert onder je WordPress.com account. Log uit / Bijwerken )

Twitter-afbeelding

Je reageert onder je Twitter account. Log uit / Bijwerken )

Facebook foto

Je reageert onder je Facebook account. Log uit / Bijwerken )

Google+ photo

Je reageert onder je Google+ account. Log uit / Bijwerken )

Verbinden met %s